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 Paracey Thamoyl [Personnel - Infirmier]

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Personnel

▪ Date de naissance : 10/06/1988
▪ Âge : 29
▪ Messages : 228
▪ Date d'inscription : 17/01/2011
▪ Emploi/Occupation : Membre du Personnel.
▪ Filière : Infirmier.
▪ Humeur : Meutrière.

MessageSujet: Paracey Thamoyl [Personnel - Infirmier]    Lun 17 Jan - 4:13





Paracey Thamoyl

Nom : Thamoyl.
Prénom : Paracey.
Surnom : Petit-comprimé-sécable, Doliprane, Petit-humain-effervescent, mon-médoc-à-moiiii, Dr Mamour, Contrefaçon de Dr House etc. Mais si vous aimez Paracey, appelez-le juste Para...
Âge : 22 ans.
Sexe : Homme.
Orientation Sexuelle : Nécrophilie ?
Race : Mover.
Clan : Révolutionnaires Réplicants.
Emploi/Occupation : Personnel.
Filière : Infirmier.



Description Physique

Le remède suprême, y avez-vous déjà goûté ? Mieux que la Verveine dit-on. Il vous soignera de tous les maux, par la puissance de son regard. Tiens, parlons-en justement... Deux prunelles reluisantes comme les groseilles du jardin sacré vous toisent. Rouge intense, princier, mêlé d’une touche d’arrogance. Cette couleur sauvage pénètre vos sens finement, vous enveloppe déjà de la douceur des fraises des bois. Encore un peu, et vous craqueriez si aisément à ces grands yeux d’enfants. Des cils noirs plus longs que ceux d'un ange taillent le regard en amande. Des mèches éparses les voilent pudiquement. Longues, lisses, délicieusement rebelles, elles gardent jalousement les iris vermeils. Chaque cheveu glisse sur la peau délicate en une cascade mi-brune mi-sanguine, affolante, subtile, et de vos doigts curieux, vous testez la légèreté de la chevelure flamboyante. C’est doux, c’est soyeux, vous en redemandez, mais votre extase s’achève qu’au niveau du cou. Se suit alors une nouvelle délectation : la peau. Elle est claire, vous ne trouvez pas ? Laiteuse, tendre, et sensible. Elle vire au rose au niveau des lèvres gourmandes. Oui, ces deux bouts de chairs aux carnations nacrées attirent, séduisent. Voilà donc le fameux remède incrusté sur cette frimousse angélique. Gare à la posologie, cette panacée n’est réservée qu’aux grands fous et aux plus durement atteints ! Ce petit corps ne fait pas son âge et se complait dans sa finesse et sa légèreté. Il use et abuse de ses traits graciles et de sa silhouette efféminée ! Ni tatouage, ni maquillage, il n’a nullement besoin d’artifices. Vous le verrez sans doute accompagné de sa fidèle blouse blanche, de ses outils d’osculations. La nature l’a bien gâté, mais malgré tout, un secret le hante, gravé sur son dos, suivant la raie des vertèbres de l’atlas au coccyx. Une cicatrice disgracieuse, dont il ne connait pas l’existence, dont on s’abstiendrait bien de la faire connaitre…



Caractère

Ma chambre est une part de moi-même, que j’entretiens au fil des jours comme un musée. Vous remarquez tout d’abord le rouge prononcé qui orne la salle. C’est ma couleur préférée. C’est intense, c’est expressif, ça vous réchauffe quoi que vous fassiez, où que vous êtes. Les murs s’accordent à ma chevelure et à mon regard, à mon sang et à mon tempérament explosif. J’ai préféré décorer la pièce avec des antiquités chinoises. J’ai un faible pour ce pays, pour ses cultures, j’aime ce qui est traditionnel. Aussi, il m’arrive de placer quelques ornements rappelant vaguement l’Orient et les pays du soleil couchant. Je n’ai pas eu le bonheur de voyager, mais ça fait parti de mes projets… Je suis une âme qui vogue ailleurs que dans la réalité, dans mon monde que je façonne les yeux orientés vers le ciel. On me reproche souvent de rêver. Le sol brille, la chambre est immaculée. Je n’apprécie guère le désordre, et j’ai besoin de savoir où exactement mes affaires sont placés. Il le faut bien, en tant que qu’ex-chirurgien. Vous seriez bien malheureux si je venais à confondre la morphine et l’acide à cause d’un souci de rangement… Mais j’avoue, il m’arrive d’abuser, de piquer des crises à cause d’un médicament mal rangé. Abstenez-vous toutefois de permuter mes flacons de sirops, d’alcool, et autres excipients, je peux me montrer très violent à ce sujet. J’ouvre mon placard et y découvre une multitude de bricoles. Tout abord, un petit carnet à dessin que j’affectionne. Il est poussiéreux, bien ancien. Je l’ouvre quand mon esprit est propice à la nostalgie. La première page date de mes dix ans. Les dernières sont le fruit d’une étude acharnée en anatomie. La médecine est un art. Et puis plus haut, tout au fond d’une étagère, il y a mes cours. Je suis passionné par ce que je fais, peut-être un peu trop ? Il m’arrive de materner mes patients, à un point à devenir agaçant. Je crie, vocifère quand quelque chose me dérange, c’est mon moyen de défense face à ma faiblesse physique. Je n’écoute personne une fois une idée en tête. J’ai l’air extraverti, dérangé, et dynamique. Ce ne sont qu’apparences. Au fond de moi, je me tourne vers la douceur, la tranquillité. Fraises, fruits rouges, gâteries trop sucrées, jouets des temps anciens et poupée de porcelaine m’attirent. Mes gouts d’enfants contrastent sans doute avec mon énergie infatigable. Je souris souvent, accumule encore et encore sans rien dire, même quand l’heure est grave. Je ne me plains que très rarement de ma situation. Je hais la solitude et me tourne toujours vers les gens, bons comme mauvais. Découvrir ce qu’ils cachent au fond d’eux m’amuse et m’impressionne, et ce qui s’apparente à de l’amitié ou de l’amour peut parfois n’être qu’une fascination de ma part. Il m’arrive de mentir, ce n’est pas un don chez moi, on le sait tout de suite. Je perds parfois mon humanité devant un patient à soigner, j’aime la difficulté. Et c’est pour ça que je rends toujours les choses plus difficiles qu’elles ne le sont vraiment, même involontairement. C’est dans ma nature que voulez-vous ! Je suis divisé entre deux moi dont l’un qui se veut doux et l’autre flamboyant. Mes transitions d’un état à l’autre peuvent être effrayantes…

Oh… Et une dernière chose… Ne m’enfermez jamais, jamais dans une salle noire. Quand je ne vois rien, c’est hystérie…





Histoire

Chapitre I : Jadis, j'étais ton élève. Souviens-toi.

- Dr Paracétamol ?
- Va t'faire voi... Ouuiiii ?
- Un cas de gastroentérite aiguë... pour vous...
- Dites à Dr Viagra que j'ai DÉJÀ trois cas de gastro à traiter...ET DITES LUI QUE JE L'EMMERDE !


- Dr Viha-gray ?
- Si vous êtes revenu, c'est qu'il a refusé... hmm ?
- Oui, et il vous emmerde par la même occasion.
- Ahhh les jeunes... Ok, envoyez-lui le patient de 78 ans avec ses hémorroïdes. Et dites lui que je l'aime !


Aujourd’hui au programme : Deux patientes en stress de grossesse, un vieux sénile se plaignant de son arthrose, une gamine qui a oublié que les amphétamines ne sont pas des fraises tagada, et un homme d’une trentaine d’année, champion régional en taux d’alcoolémie élevé… Paracey accumule les cas sociaux, plus rien ne le surprend. Cloitré à l’infirmerie non loin des Urgences, il rumine. Il rêve de s’occuper du pompier brulé au troisième degré, ou de cette femme aux fémurs fracturés… Les deux blessés attendent en un long cri d’agonie que des chirurgiens veuillent bien poser leur café et les shooter à la morphine. Lui, il est là, il attend. Quoi ? Que l’autre vieil imbécile de 61ans se décide à pisser dans son éprouvette pour les tests d’urines… Il foudroie du regard Dr Viha-Gray, le beau, le grand, le prestigieux médecin de Paris… D’un pas assuré, il s’avance vers le brulé à cloques multiples, débute son interrogatoire professionnel d’un air… Professionnel…

-Alors Monsieur ! Voilà de bien vilaines brûlures !
-A…Arrrhhh…
-Ne dites rien ne dites rien ! JE vais m’occuper de vous, tout va biennn se passer ! Infirmières… Préparez le bloc N°387 s’il vous plait…


Il n’hésite pas à montrer son importance, sa royale importance aux yeux de Paracey, qui fulmine et tente tant bien que mal d’effacer son karma négatif. Pourtant, il était doué. Le meilleur de sa promotion. Il se fit d’ailleurs très vite remarqué en primaire pour son sens poussé de l’analyse, comme quoi, il sauta deux classes : le CP et le CE2. Il bûchait dur pour garder ce beau grade doré que la société lui avait accroché. Alors pourquoi ? Pourquoi malgré tout ça, cet ingrat lui imposait des dossiers pareils ?! Il faut aider ces malheureux, se répète-il en boucle, les dents serrées. Le vieil homme revient souriant, l’éprouvette puante à la main. Il énonce fièrement sa prouesse de sa voix chevrotante. Paracey attrape violemment l’horreur liquide, observe furtivement, renifle légèrement.

- … Odeur bizarre… Allure intense… Hmm… Tumeur de la Prostate, vous avez deux mois pour dire adieu à votre famille…

***

« Ce que je regrette chez mon cher élève, c’est son manque d’humanité. Oui… Je crois bien que le problème est là… Je préfère lui confier des cas de constipations légères plutôt que le jeter en bloc opératoire : Sadique comme il est, il va le faire exprès d’oublier l’anesthésie général… J’en ai parfaitement conscience que cette situation l’énerve ! Il a travaillé dur, il est talentueux, et puis il a ce petit don, ce petit quelque chose quand il opère… Je ne sais pas ce que c’est, mais ça tourne toujours en sa faveur… C’est un étudiant qui a beaucoup de ressources. Alors, quand après tout ce labeur exténuant il finit au bas fond des infirmeries, oui, forcément, ça l’énerve ! Mais je ne veux pas qu’il s’arrête à ça, je veux qu’il comprenne l’humilité que doit avoir un médecin. Et il ne doit pas voir ceci comme une punition, loin de là ! Bon, je vous avoue, je profite légèrement de la situation… On est en cruel manque de docteurs pour les cas simples, et puis il est tellement mignon quand il s’énerve ! » De Dr Alex Viha-Gray

***

22h26.
Il a terminé sa tournée par le dossier d’un ivrogne trouvé nu sur le trottoir. Le CHU Principal de Metropolis semble endormie sous la lumière blafarde de la lune. Et pourtant, rien n’est fini, il faut s’occuper de la morgue. Un délire des chirurgiens, très tendance : Arracher les organes des cadavres pour les recherches… La nuit. Mais Paracey ne se prête pas à ce genre de jeu, il préfère prendre son café, observer les étoiles à la fenêtre, attendre seul comme un pauvre chaton abandonné dans la salle du personnel soignant. Il rêve, trie ses souvenirs comme il rangerait les archives...






Son enfance, dossier n°6548364, tiroir 45.

Il se souvient d’une odeur persistante mais agréable de pain grillé, de confiture de fraise fait-maison. Une dame se tient près du four, attend sa brioche qui dore et gonfle, encore... Tiens… Étrange… Sa chevelure semble flamboyer d’amour et de douceur au contact du soleil… Elle dégagerait presque une aura maternelle si elle ne regardait pas constamment le ciel d’un air mélancolique…





07h39.
Il s’était endormi à l’hôpital… Pas grave se disait-il, personne ne l’attendait chez lui, dans son studio enfoui dans le néant urbain. Ses prunelles vermeilles s’ouvrent sur une gueule d’ogre… Oh, Dr Viha-Gray ! Celui-ci le secoue dans tout les sens, braille de bon matin. Il a une bonne nouvelle à lui annoncer, Paracey s’attend au pire.


- Tu vas soigner une femme atteinte de leucémie ! On a déjà la moelle à greffer, manque plus que toi !

Ses yeux s’écarquillent, pétillent de bonheur devant l’annonce ! Il s’habille, se prépare à la vitesse grand V, se tient prêt à discuter de l’opération avec la patiente, arrange ses cheveux comme le jeune amoureux effrayé de son rendez-vous galant ! Son mentor sourit.

« Bon… Il me faisait de la peine à regarder les étoiles la nuit, tout seul ! J’ai décidé d’exaucer son souhait, cette patiente tombait à pic ! Je serais le médecin consultant qui guidera ses pas, mais même avec ça, j’ai peur qu’il coupe une artère rien que pour faire durer son plaisir, pour augmenter la difficulté de soin… Et non, je ne suis pas parano !» De Dr Alex Viha-Gray

L’opération dura quatre heures, durant lesquelles le stress du jeune étudiant était à son comble. Une déception, et il signait la fin de sa carrière. Tout se déroula sans imprévu, à la plus grande surprise d’Alex. Encore ce petit quelque chose qui lui échappe. A croire que Paracey pouvait dresser l’hémoglobine pourtant prêt à jaillir. Tissus, jonctions cellulaires, tout se réparait plus vite par on ne sait quel miracle…

Peu à peu, on confia à cet incroyable duo des patients plus gravement atteints. Fractures multiples, lésions divers, empoisonnement, brûlures aux acides… Peu à peu l’élève prenait son envol.


« Non… NON ! Je n’étais pas jaloux ! Juste un peu frustré qu’il attire autant la gente féminine… Je suis content que MON élève fasse autant de progrès ! Bientôt, il sera comme MOI vous verrez ! Par contre, il y a un truc que je ne comprends pas… Comment il fait ? Il n’a jamais besoin d’antidotes pour les empoisonnements, il retire toutes les toxines je ne sais comment… Faut que je lui demande… C’est pas très légal !» De Dr Alex Viha-Gray


12h45, à la cafétéria…
Le jeune homme à la chevelure cuivrée patiente à une table. Devant lui, une tartelette aux fraises...







Son enfance, dossier n°000391, tiroir 02.

Il se souvient d'un homme vaillant, allant aux champs le sourire au lèvres et ses paniers à la main. Lavandes et brindilles de blés dansaient au gré du vent, charmé par le chant du criquet. Il revenait l'après-midi le sac empli de fraises et de groseilles. Le soleil devenait plus radieux lorsqu'il était présent...








- Hey ! EHOOO ! Paracey ! Tu rêves petit !
- Ah... AH ! Ah pardon... Je ne savais pas que tu... Tu étais là pendant combien de temps au juste ?
- Tu crains... Depuis tout à l'heure tu regardes ta tartelette l'air dépité, mange-la si t'as faim...
- Pfff...


Ses doigts d'albâtres se baladaient sur la table, touchaient les fruits sur la gâterie comme un enfant bouge ses premières dents. Son regard se plongeait de nouveau dans cet autre monde : le passé. Un mouvement vif le surprend, la pâtisserie disparait dans la bouche d'Alex.

- M...Ma tartelette ! Elle m'a couté 8€ connard !
- Ahhh, Ch'est bour cha gue d'hégidais à la manger !
- TSSSSSS....
- AU FAID ! -un bout de pâte lui reste coincé dans la gorge, il avale de l'eau, et reprend - COMMENT T'AS FAIT ?!
- Quoi ?
- La gamine empoisonnée par les digitales ! T'as même pas eu besoin d'antidote !
- Ah...


Il serait mal venu de lui dire :"Je ne sais pas, j'arrive à faire léviter des objets, c'est pratique quand on regarde la télé et que la télécommande est à l'autre bout de la salle..."

- Et bien j'ai un super-pouvoir, je suis un Xmen, mon nom est SlipMan...
- Ah ah ah...
- Et je suis plus doué que toi.
- AH AH AH AH ! OH OH ! HI HI !
- Je te hais...


Chapitre II : Jadis, tu étais mon patient. Souviens-toi.

- Dr Paracéta…
- STOP ! Je vous arrête tout de suite ! C’est « Paracey Thamoyl » Infirmière Joelle ! Prononcez-le avec un accent mi-anglais, mi-français ! Paracccccceeeeyy et plus loin, Thamoylllll ! Et NON ! J’en ai marre ! MARRE MARRE MARRE des gastroentérites, des grippes, et toutes ces vermines ! J’ai sué, j’ai galéré pour devenir MÉDECIN ! PAS INFIRMIER ! OKK ?! Et ce Dr Viha-Gray… Dites à Dr Viagra que je l’em…
- Ça va… J’ai compris… Je lui dirais que…
- Rien ! Ne lui dites rien ! Laissez le patienter dans son coin ! Moi, je vais m’occuper d’un cas plus intéressant, une pneumopathie !

- Mr Viha-Gray ?
- Il a encore refusé c’est ça …?
- C’était carrément une crise d’ado…
- Laissez-le faire. Il a gouté à la chirurgie cardiaque, il refusera de retourner sur des cas banals…



Paracey logeait à présent au CHU, avec sa propre chambre. Tout comme Alex. Il pu enfin quitter son nid, l’infirmerie, et entrer dans la cours des grands. C’est beau, la cours des grands… C’est rouge comme le sang, gluant comme le foie, long et essentiel comme un intestin déroulé auquel on aurait incrusté pleins de portes et d’ascenseurs. Ohh… Il savoure la belle mélodie de la gloire : « Dr Thamoyl, une tumeur ! Dr Thamoyl, une appendicite ! Dr Thamoyl, vous êtes si essentiel ! »





« Je ne sais pas si vous aviez remarqué… Mais depuis ces quelques temps il avait prit la grosse tête… Je vous assure, ce n’est pas moi ! Je suis modeste allons… Je dis juste la vérité en disant que je suis plus doué que la moyenne ! Alala, que dirait… » De Dr Alex Viha-Gray


- Que dirait ta mère si elle te voyait comme ça ?!




Il s’arrête et dévisage son tuteur. Étrangement, Alex avait la vague sensation d’avoir touché un point sensible. Son regard se trouble, se perd au sol.






Son enfance, dossier inconnu.
Cette femme à la chevelure sanguine toise l’horizon, assise au balcon. Sa maison aux allures rustiques était ce qu’il lui restait de son mari. Elle observe sans attention le champ de lavande devant elle, Il ne faisait plus qu’un avec la nature, une pierre tombale s’affirmant de son gris lugubre dans cette platitude améthyste. Elle chante la berceuse du vent. Cet hymne tendre, qui caresse l’oreille et voile les sens…







Il n’avait plus eu de contact avec sa famille depuis si longtemps… Sa mère habitait en ces zones non atteintes par les folies humaines, par ces autoroutes innervant chaque parcelle de terre, par ces gratte-ciels jalousant encore et toujours les cumulus sombres et pollués comme les poumons d’un fumeur… Elle préférait les champs de lavandes, les routes de graviers clairs, les cottages provençales ou ni le lait ni le beurre n’étaient pasteurisés, ni demi-écrémés, ni toutes ces conneries commerciales. Des endroits pareils existaient encore, bien sûr… Rare, mais toujours présent. Sa respiration fragile et son âge avancé ne lui permettait plus de vivre au commun des citadins. Depuis combien de temps n’avait-il plus vu son visage ?




Deux semaines plus tard, 07h45, en salle d’attente.


Un bus scolaire renversé sur l’autoroute, des morts, mais aussi des survivants. On dénombre dix enfants légèrement blessés, deux grièvement, trois adultes hospitalisés ailleurs. Le plus dramatique, ce n’était pas le dérapage du car, mais les conséquences. Voilà l’effet domino, lorsqu’une dizaine d’automobiles viennent se heurter comme des auto-tamponneuses. L’hôpital est chargé à bloc, c’est la crise. Alex n’était pas ici, il fallait compter une demi-heure pour qu’il arrive en voiture jusqu’au CHU. Et avec la neige dehors…

Le stress augmente, ses nerfs sont à vifs. Paracey explique aux familles des victimes que les médecins font tout leur possible. Rien à faire pour calmer la panique. Il parait peu crédible lorsqu’il énonce les séquelles, puis qu’il rajoute machinalement à la fin : « Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer. » Rien ne se passe bien, les blessés arrivent, meurent avant même d’être soigné. Et Alex qui traine !

On réclame Dr Thamoyl qui savoure les revers de la gloire : la responsabilité. : « Dr Thamoyl, une fracture ! Dr Thamoyl, des hémorragies ! Dr Thamoyl, plus vite ! » Il est en bloc N°254, il doit opérer une femme d’une trentaine d’année dont il n'eut pas le temps de lire le dossier, de savoir son nom. La pauvre dame est défigurée par les éclats de son pare-brise, il n’y avait plus grand-chose à faire pour elle. Malgré tout Paracey s’obstinait, retardait ses camarades sur des cas perdus d’avances.




Dr Viha-Gray arrive enfin… En brancard.




L’étudiant suit du regard, horrifié, son tuteur se faire transporter jusqu’à un bloc dont l'accès lui était interdit.



- Dr Thamoyl ?
- Q…Quoi ?
- Votre patiente Mme Viha-Gray est morte…







« Ou est-elle… ? Je dois aller la chercher. Ou est-elle… ? »
De Mr Alex Viha-Gray






- Il ne m’avait jamais parlé de sa femme…

Les infirmières en pitié encerclent le jeune homme. Il veut voir son tuteur, on lui déconseille vivement. Une d’elle, visiblement trop sensible aux larmes masculines, se décide à lui montrer la chambre d’Alex.





Sa vie, dossier n°0475842, tiroir 12
J’appelle Peur, ce cœur qui palpite aux rythmes de mes angoisses. Sang en émeute, en ébullition, sueur froide. Regard humide, brumeux comme le désarroi. Nos yeux se croisent. Lui, mon modèle, reste figé dans l’indifférence, innervé par les perfusions, conscience qui ne fonctionne que par intermittence. Il tourne sa tête et me fixe de long en large. Il est perdu, moi aussi. Remord, remord, oublie ce mot quand tu le toises. Il me sourit en inconnu, mon visage se voile de larmes. Il ne me connait plus depuis que sa ceinture a lâché dans sa voiture. Choc, bandages, séquelles incrustés sur sa peau laiteuse, parsemés de brulures et de rayures. Vite, amène le défibrillateur pour mon pauvre cœur ! Mon esprit lâche aux vues des points de sutures. Coupure. Son âme est déconnectée, en mode absent…

Pour l’éternité.







- Alex… ?
- Qui êtes-vous ?
- C’est Paracey, votre élève.
- Ah ! Mon élève ? De quoi ?
- Vous êtes Dr Viha-Gray, chirurgien au CHU de Metropolis.
- Ma femme ? Ou est ma femme ?
- Elle est décédée, j’ai fait de mon mieux pour la soigner… Vous avez eu un accident de la route.


Absence. Sa conscience divague et son corps tremble. Ses mains s’accrochent à son visage, à ses cheveux qu’il agrippe violemment pour oublier cette douleur qui lui poigne le cœur. Il avait perdu sa femme. Dr Thamoyl le regarde, attend dans le mutisme. On lui avait prévenu. Alex repose ses yeux sur lui. Indifférence, puis un sourire.

- Q…Qui êtes-vous ?
- Paracey, votre élève…
- Mon élève ?
- Vous êtes Dr Viha-Gray, chirurgien au CHU de Metropolis…
- Ma femme ? Ou est ma femme ? Pourquoi pleurez-vous ?
- Elle…Elle va bien… Elle vous attend chez vous… Vous avez eu un accident, rien de grave…
- Ah ! Je suis soulagé. Merci de m’avoir prévenu, dites lui que tout va bien ! Mais à propos… Vous êtes… ?
- P…Paracey, un élè…un élève…
- Ah ? Et je…
- Mr Viha-Gray… Mon patient…






Sanglot
Remord
Rupture.

Deux jours plus tard, il décéda. Ce qui fut un étudiant au CHU abandonna ses études, son lieu de travail, ses collègues, Metropolis.


***


Le taxi s’arrête près d’une maison provençale. Une femme d’une cinquantaine d’année se tenait au bord de l’estrade, près de la porte d’entrée. Son regard voguait encore à travers l’océan de lavandes, devant le cottage. Les herbes aromatiques parfumaient l’air pur de la campagne. Le son du criquet vibrait à son oreille, comme le son du violon. Elle ne remarqua pas tout de suite cette présence familière qui se tenait devant elle, valise à la main. Le jeune homme s’avance à elle, tout sourire, l’enlace tendrement.


- Paracey ?
- Hmmm, oui Maman.
- Tu en as pris du temps ! Mon thé est froid !
- Ce n’est pas grave, refaisons le thé ensemble tu veux ? Regarde, je t’ai apporté des fraises et des groseilles, j’aimerais manger ta confiture…
- Ohh ! Elles sont mûres ! Tu en apporteras aux voisins, je prépare la casserole !
- Hmmm.



Sa démarche était lente, sa peau ridée par les caprices du temps. Seul son éternel sourire ne s’était pas érodé. Elle gardait ce même visage radieux gorgé de soleil et de vie, que ni l’Alzheimer ni l’absence de son fils n’avait terni… Il avait quitté cette demeure à 14 ans, réclamé par l’Ambassade qui lui promettait un bel avenir en tant que médecin, à condition de poursuivre ses études chez eux. On lui avait promis après la mort de son père qu’ils s’occuperaient de tout : De sa mère, des impôts… De lui et de son éducation. On l’avait bercé de belles promesses, on avait abusé de sa situation fragile. « Endure, si tu veux que ta mère mange ce soir ! » Il endurait pour elle. Il se taisait gentiment, en espérant mériter son salaire pour les soins de sa maman. Une cicatrice qui marque son dos, les réminiscences d’un laboratoire douteux, la sensation de s’être fait attaché… Allons, c’est normal. Qui ne le ferait pas pour un être cher ? Alors pourquoi n’avait-il pas eu sa récompense ? Pourquoi la dame à la chevelure rouge a dû travailler pour gagner son pain ? Ce n’était pas dans le contrat. Quand il fût relâché la mémoire effacée, la seule chose qu’il remarqua en retournant chez lui était « ça ». Cet ensemble de bonnes et de mauvaises choses, comme ce pouvoir étrange qui lui permettait de faire mumuse avec la gravité. Pourquoi pas… Ça l’aidait dans son travail, à enlever ce qui était indésirable chez un corps humain : Il suffisait de faire voler les toxines, les organites, les cellules saines ou cancéreuses au bon endroit, au bon moment… « Ça », c’était aussi une femme seule dans son cottage, indépendante mais tellement dans le besoin que son fils s’empressa de rentrer dans le premier CHU qui l’accepterait. « Ça » lui avait permis de rencontrer Alex Viha-Gray, de travailler ensemble, de galérer pour le meilleur comme pour le pire. « Ça » a été une occasion de gagner un salaire honorable, de combler sa mère de confort matérielle au prix de sa présence auprès d’elle.

Grâce à « Ça », il a reçu une lettre qui lui proposait un poste d’Infirmier dans un établissement, avec un salaire aussi alléchant que les horaires de travail. Et à cause de « Ça », Paracey a bien ri. « Infirmier… » se disait-il en boucle. Une vengeance d’Alex qui le surveille d’en-haut ? Peut-être… Il acceptera donc cette offre, tant pour ne pas décevoir ce qui était jadis son maitre, tant pour continuer à prendre soin de sa mère, tant par curiosité.




PNJ : Phoebe
Regardez-moi ! Regardez-moi ! Je suis mignon, petit et intelligent. Moi et mes dix milles giga, Moi et mon possesseur de combat, je vous connais, je vous suis, je vous poursuis. J’ai un moteur à en faire jouir plus d’un, et des papattes trop craquantes pour dix ans de garantie. On m’utilise, on m’affectionne, on m’adore. Que dire, je suis tellement utile. Mieux que ça, je suis indispensable. J’ai des fonctionnalités que vous ne soupçonnez même pas. J’ai des informations sur vous qui rivalise avec Messiah. Que dire, je suis divin. Ca en deviendrait presque chiant. Tu t’y perdras facilement. C’est quoi ça ? Cette chose lilliputienne qui vous regarde avec un œil de cyclope cristallisé de bleu et de lumière ? C’est Phoebe. Retenez ce nom. Po-e-be. Et Phoebe peut tout enregistrer, Phoebe peut tout voir, Phoebe peut vous tuer avec sa petite coque de métal trop kawai.

Phoebe a une voix qui mue. Phoebe est un pokémon qui évolue. De microchose, je deviendrai un robot diabolique aux pattes puissantes, précises et effrayantes. Dans mon bloc opératoire seulement. Car Phoebe n’est pas JUSTE un petit robot, non. Phoebe est un concept. Phoebe est un virus. Phoebe est tel un spectre. Je prends possession de l’électronique, et comme je suis trop sympa je demande même votre autorisation avant de contrôler quoi que se soit. C’est un peu ça le génie : de la polyvalence, des logiciels mortels, de la rapidité, et surtout votre intelligence entre mes mains.
Car voilà, j’ai beau être tout simplement divin, mon concepteur m’a offert un magnifique cadeau, le comble de l’irrationalité : Les sentiments.

Et sinon ?

Processeurs : Android® CR-S03 (21GHz, 200MB)
Systèmes d’exploitation : Windows Versatys® Edition Premium authentique, 67bit, Français
Mémoire : Bicanale SDRAM DRS4 20Go9 à 305GHz
Disques durs : 10 Tera disque dur (tr/min) (79000tr/min)
Carte vidéo : Carte graphique TCI Nano VisionTM HD 7000
Appareil photo/vidéo : Auto focus flash double LED, 100 megapixel, 3D video, infrarouge, system laser, hologramme.
Multimédia : Bluetooth, Radio, MP3/4, Internet (500Mbps) wifi 802.11 b/g/n, GPS, Intellibot 567B réaction autonome, AdaptDT, supporte tous les formats.
Alimentation : Batterie lithium-ion rechargeable, 490678 mAh, temps d’autonomie de 3 semaines, Temps de rechargement de 3h.
Détecteurs : Gyro senzor, accéléromètre, compas numérique, détecteur de proximité, détecteur de chaleur, détecteur de luminosité, détecteur olfactif.
Accessoire : Brouilleur de fréquence, AdaptTC bios-computer, Secur-biotech antivirus, Anti-choc coque titane renforcé.
Connectivité : prise audio stéréo jack 3,5mm, micro-USB 2,0
Écran : Tactile 6cm de diamètre, possibilité d’élargir l’écran par hologramme tactile, compatible 3D
Lecteurs : SD & micro SD
Dimensions : 150,0mm x 80,0mm x 100,0mm
Poids : 150g avec batterie incluse.
Commande : Détecteur sonore et tactile.




Chronologie



Comment avez-vous trouvé le forum ? : J'ai fait des bêtises, et le Directeur m'a convoqué...

Avez-vous un autre compte ? : Nop.
Présence : Hyperactif.

Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous inscrire ? : Tant de choses ! (Surtout la musique de la page d'accueil ! *baf !*)




Dernière édition par Paracey Thamoyl le Ven 21 Jan - 5:49, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Paracey Thamoyl [Personnel - Infirmier]    Lun 19 Sep - 3:18


Para a des liens, c’est fou n’est-pas ? On se demanderait qui pourrait vouloir se lier avec un psychopathe pareil. Tout le monde évidement. Oui, Para connait pleins de gens, depuis le temps qu’il les soigne aussi. Il est même possible que vous ne le connaissez pas mais que lui vous connaisse. Si si. Ceci dit, Para a un cerveau qui va peut-être imploser, entre tous ses cours d’anatomie, d’études médicales, de pathologies diverses et variées. Et là il ne sait plus où caser sa sociabilité, c'est-à-dire vous, votre nom, votre groupe sanguin, et vos vaccins. Alors il vous oublie lentement mais surement. C’est triste… Sauf pour certains qu’il ne pouvait pas se permettre de zapper. EUX.

Si vous êtes vexés d’avoir été oublié, envoyez SVEXE au 8 38 38 (par MP). VEXE au 8 38 38 ! ;D ( 138€ le MP + cout d’un MP normal)



Patient
Nom & Prénom


Decription.

Sirius Nevarra


Ahhh ! Sirius ! T’es un peu mon sucre dans mes deux litres de cafés ! Sans toi je m’emmerderais dans ma petite salle blanche ! Toujours là pour se casser la gueule, toujours là avec des traumatismes multiples, toujours là pour me remonter le moral ! Grace à toi je ne m’étais jamais senti aussi indispensable ! Tellement indispensable que je flippe un peu. T’es tellement gentil avec moi que j’ai peur que t’en fasses trop, que tu te tues à vouloir me faire plaisir, et que finalement je perds mon meilleur patient. Fais gaffe, reviens blessé, limite mourant mais encore vivant !
Hey pour mon anniversaire tu pourrais avoir une tumeur ? C’est en ton pouvoir je le sais !


Adam Evans


Tu sais que t’échappes à toute les lois optiques ? T’es aveugle, c’est dans ton dossier, pourtant t’as une meilleure vision que moi. C’est limite vexant. Mais je ne t’en veux pas mec. A la limite, t’aurais pu te prendre la gamelle de ta vie sous mes yeux, je t’aurais pardonné d'avoir bafoué la science, mais non, t’as des tripes, alors tu continues de me narguer avec ton troisième oeil et tu fais tout correctement. T’es un rebelle, c'est bien !

Nom & Prénom


Decription.



Ennemis
Messiah


Tu m'as sauvé la vie, tu ne m'as rien fait, tu maintiens la paix et t'es plutôt sexy. Mais je ne t'aime pas. Je sais, je suis vraiment ingrat mais le courant ne passe pas entre nous. *adore son jeu de mot trop nul* En fait c'est pire que ça, je suis jaloux. T'es trop parfaite à mon goût, et en plus Phoebe fantasme sur toi. J'ai donc toutes les raisons d'être jaloux et tu n'as rien à dire à ça.

Samaël Darcia


Toi t’es un vrai salopard, au point que j’admire parfois à quel point tu peux être immonde. Franchement, t’aurais pu mieux financer l’hosto, à cause de toi y a plus de distributeur de café à coté de la morgue, et ça fait un mois que la télé est cassée dans la salle de repos, vu que notre patron n’avait plus trop les moyens de réparer ce bordel. Nan franchement t’es un vrai salopard, déjà qu’à cause de ton père mon salaire est passé de 10 000€ à 8 000€. Mais t’inquiète dude, comme moi aussi je suis un vrai salaud, j’ai quitté le CHU, et j’ai rejoint ton pote Law, par pur envie de te faire chier... Même si avec lui je ne suis payé que 2000€ par mois !
Saiph Ravel


SAIPH ! OMG MAIS C’EST SAIPH ! T’es un peu notre Justin Bieber à tous ! T’es mon ennemi, je hais ton égo et ton look d’émo, mais ce n’est pas grave je suis fan de ta voix ! J’ai tes disques, ta musique de torturé dans ma tête, l’orgasme et la jouissance dans les oreilles. Que dire, t’es un dieu. Je me suis presque évanoui quand tu m’as lancé un doigt d’honneur avec ton sourire pervers ! Moi aussi Saiph, moi aussi je te dis « Fuck you !» ♥

Nom & Prénom


Decription.



Euh...
Lawrence Hill


Law, faut que tu le saches, t’es un gros point d’interrogation dans ma boite crânienne. La première fois qu’on s’est vu, on a faillit s’entretuer. On a même faillit mourir ensemble. Alors je ne sais pas. Peut-être que je t’aime suffisamment pour que mon subconscient t’envoie un scalpel entre deux côtes, ou qu’au contraire je te déteste tellement que je me décide à me vider de mon sang pour toi. Que dire, nos liens sont tellement intenses. Flou, certes, gore certainement, malsain peut-être, mais intenses. J’aime ça !♥

Dieu


Ceci est un Dieu. Et un Dieu a moult adjectifs qualificatifs élogieux. Aussi, par soucis de place, je me contente de qualifier cet entité de "Dieu", pour éviter de m'étendre sur sa perfection.
Puis en même temps, je voulais vous faire remarquer qu'il y a 4 CASES DANS LA CATÉGORIE "AMANT". Je sais pas pour vous mais moi je trouve ça louche. *out*

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Paracey Thamoyl [Personnel - Infirmier]

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